Selon les formats

Caractéristiques des supports d’édition numérique selon les formats (type de logiciels utilisés)

Les supports d’édition numériques ce sont donc d’abord et avant tout les propriétés des environnements informatiques utilisés pour avoir accès aux contenus qui en déterminent la nature. Leurs caractéristiques des supports numériques ont ainsi trait à la nécessité (ou la possibilité) d’utiliser tel (ou tels) logiciel(s) afin de rendre le contenu codé lisible (et donc interprétable) pour un oeil (et une intelligence) humain(e).

On peut ranger les logiciels les plus utilisés pour avoir accès aux livres numériques, en tant que produits particuliers d’édition numérique qui nous intéressent particulièrement icit, en quatre grands types:

  • Ceux qui permettent de reproduire l’apparence des livres papiers en figeant les traits de ceux-ci dans le cadre d’un format numérique, comme c’est le cas avec les fichiers PDF, ou avec les images comme .JPEG.
  • Ceux qui permettent de lire les livre sur des liseuses électroniques  (on voit ici le lien avec les types d’appareils qui ont un impact direct sur les propriétés des livres numériques puisqu’ils constituent une part intégrante du support), tels Kindle, Kobo, Sony et autres appareils du même genre, mais qui peuvent aussi servir à les consulter sur une tablette, ou sur un ordinateur voire même sur un téléphone « intelligent » ou au sein d’un navigateur en tant que plugin (c’est le cas avec le format ‘epub‘ sur le navigateur Firefox, entre autres).
  • Les CMS et les sites dédiés à l’éditorialisation qui peuvent accueillir le contenu de votre livre en ligne ou vous permettent de l’éditer à partir de votre navigateur de manière à ce qu’il soit consultable comme un site internet, que ce soit au sein  d’un portail, comme pour les revues de revues.org ou les livres comme sur publie.net. Comme pour le cas précédent on en retrouve qui sont ouverts et d’autres qui sont propriétaires. Certains formats propriétaires sont gratuits, mais cela vient avec des risques au niveau de la pérennité de l’information. Souvent moins connus, ces logiciels d’éditorialisation peuvent prendre différentes orientations et représentent sûrement une voie d’avenir. On pourrait aussi inclure ici les plate-formes de type wiki, ou les espaces dédiés au travail collaboratif comme Google Docs, ou Piratepad.
  • Les logiciels créés pour le monde de l’édition papier et qui permettent de produire des documents XML (documents structurés fondés sur une DTD qui édicte les balises et ce qu’elles peuvent contenir) lesquels peuvent ensuite être transformés en d’autres types de documents grâce à une feuille de style XSLT. Le XM (eXtended Markup Languag) met en oeuvre le principe de la distinction de la forme et du contenu. Il n’est pas un langage de programmation, mais bien de balisage (de sorte qu’à la limite le code pourrait être consulté directement sans qu’on se sente trop perdu – car ce ne sont que des fichiers texte, dépendants tout de même d’un encodage des caractères). L’édition papier a recours à des DTD spécialement conçues pour le type d’ouvrages qu’elles veulent publier, mais rien n’empêcherait d’en créer de nouvelles qui seraient orientées d’emblée vers une publication sur le web. C’est d’ailleurs ce que fait ‘epub‘.

Évidemment on pourrait ajouter les logiciels de traitement de texte qui peuvent encore mieux que Google Docs, produire des documents numériques présentant la forme d’un livre.

Mais l’objectif ici est de montrer quelles sont les caractéristiques propres aux documents numériques, c’est pourquoi nous avons privilégié les formats qui sont d’emblée destinés à une diffusion sur le web. Si nous avons aussi parlé des formats qui servent à rendre compte fidèlement de l’apparence du livre c’est afin de nous servir un peu de repoussoir ou de point de comparaison. Car il est certain que ce type de solution (.pdf et .jpg) n’est pas viable pour la mise en ligne de livres, même si PDF est une norme de facto qui est très utilisée notamment pour l’archivage des documents, et bien que .jpg soit un moyen très utilisé pour restituer des revues papiers en ligne, notamment à travers les projets JSTOR (États-Unis) et PERSÉE (France/Belgique).

On pourrait aussi ajouter les outils de veille informationnelle et les agrégateurs, puisqu’à la limite on pourrait imaginer des livres vivants qui sont nourris de contenus provenant de différentes sources et étant continuellement mis à jours par différents auteurs n’écrivant pas directement sur la plate-forme mais dont les billets (de blogues par exemple) sont redirigés vers des sorte de ‘buffets de documents’ où l’on peut se servir comme dans un restaurant de ce qu’on a envie de goûter du menu, sans être obligé de manger de tout. On peut aussi penser aux portails qui regroupent de l’information sur un sujet à partir d’une multitude de sources. On reprendrait ainsi l’idée du Courrier International qui ne cherche pas nécessairement à créer du contenu originbal mais qui vise plutôt à regrouper du contenu jugé intéressant en fonction d’un certain type de lecteurs. Mais avec le web, il serait difficile d’imaginer que ces plate-formes ne permettent pas de contribuer ne serait-ce qu’en commentant les articles présentés. Je pense aussi aux encyclopédies thématiques, comme l’Encyclopédie de l’Agora, L’Encyclopédie de la Mort, etc.

Notons, que pour tous ces logiciels différentes questions se posent:

  • Sont-ils multi-plateformes ? Peuvent-ils fonctionner sur divers systèmes d’exploitation ?
  • Sont-ils des formats ouverts ou fermés (logiciels libres ou propriétaires) ?
  • Sont-ils soutenus par une communauté dynamique s’efforçant de s’assurer qu’ils respectent des standards d’accessibilité et aident ainsi à surmonter le fossé numérique ?

La question de l’accès étant intimement liée à la popularité, il demeure que la partie n’est pas gagnée d’avance pour les promoteurs du logiciel libre, qui ont la faveur des militants,  et Mircrosoft vient de frapper fort avec son système d’exploitation Windows 8 alors qu’IBM devient attrayant à nouveau avec ses tablettes pouvant servir de portable grâce à leur clavier amovible.

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