Lecture

L’art de se cultiver passe par la lecture, et on sait maintenant que c’est une des activités les plus exigeantes intellectuellement. Qu’en est-il lorsqu’on réalise que la lecture devient une activité de plus en plus … active !?

En effet, on savait déjà que les relations que doit effectuer le cerveau entre les signifiants et leurs signifiés en tenant compte des règles de la grammaire et des conventions du genre littéraire fournissaient, pour ainsi dire, matière à réflexion.

La ‘substance’ de ce travail de décodage devient particulièrement ‘costaude’ lorsqu’on comprend que c’est la complexité de la nature et de la vie, y compris les défis de l’auto-interprétation humaine, qui est en jeu dans l’acte d’appropriation du sens d’un texte en lequel consiste la lecture.
Cela n’est pas nécessairement le cas avec tous les livres, mais on se rend compte que les écrits réalisés par des êtres humains de bonne foi et mettant un peu de coeur à ce qu’ils font sont rarement des étalages plats et neutres de mots univoques composant des phrases tout aussi unilatérales… En réalité chacun concrétise une part de l’indéchiffrable mystère de l’être lorsqu’il ou elle se saisit de la plume pour présenter son point de vue sur des sujets réels ou imaginaires.

C’est que le jeu des connotations, des références et des combinaisons de possibles évanescents sous-tendant le texte qui fut finalement consignée vient « grever » le  document qui le supporte d’une charge allusive dont il ne se départira plus. Même les repentirs les plus propres laissent des traces indélébiles, du moins au regard du grand chari-vari de la thermodynamique universelle.

Et si on essaie de contester l’inéluctabilité de la flèche du temps, en entrant sur le terrain de la mécanique quantique, de la théorie des cordes ou d’un autre échaffaudage métaphysico-scientifique, on s’expose à des questions de la part des lecteurs les moins attentifs qui pourraient mettre le doigt, malgré leur naïveté présumée, sur la source même de l’inintelligibilité de notre situation sur Terre.

Cette section du site visera donc à définir les changements encourus par cet art de la lecture avec la généralisation de l’usage du web et de ses dispositifs pour la consultation d’ouvrages publiés électroniquement.

Parce que faire des liens c’est aussi en oublier

Pour commencer nous observerons les changements dans les pratiques qui façonnent nos cultures et qui s’expliquent par le type de lecture qu’appelle le contexte numérique.

Parce que se prononcer c’est aussi façonner ce dont on parle

Dans un second temps nous nous pencherons sur les changements dans la définition même de ce que représente pour nous la culture, si on veut bien faire l’effort de tenir compte de l’évolution à laquelle elle fut forcément soumise depuis l’avènement de ces nouvelles modalités de transmission des connaissances que rend possible l’informatique grâce au réseau internet et au web qui le rend vivant… d’une manière qu’on n’aurait à peine pu imaginer possible il y a vingt ans.

Parce que l’amour est un geste politique

En troisième lieu nous verrons comment la culture évolue en nous concentrant sur les changements dans les critères d’inclusion dans cette sphère des activités humaines. Autrefois réservée à une élite la culture pouvait sembler constituer une sphère close et accessible aux seuls initiés. Mais aujourd’hui il semble que pour y pénétrer il faille surtout éviter de tomber dans la catégorie des analphabètes de l’informatique ou à tout le moins des conventions qui gouvernent le web.

Parce que la voie choisie pour s’exprimer influe le sens des propos tenus

Pour finir ce rapide tour d’horizon, nous allons explorer en quoi les changements dans les modalités de diffusion affecte ce que nous avons appris à identifier comme « de la culture ». Autrefois les réseaux de distribution qui s’alimentaient aux maisons d’édition étaient les moyens principaux de diffusion de la culture avec les médias publics reposant sur des infrastructures publiques ou privées qui supposaient un niveau de fidélité important des clients (abonnement, branchement au réseau, etc). Maintenant on peut accéder à tous les contenus de différentes façons suivant des formules qui ne manquent pas de diversité pourvu qu’on ait accès au web. Cela ne veut pas dire que personne n’est coupé de la culture. Mais cela signifie que la culture doit pouvoir s’adapter à une clientèle moins captive.

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