Supports numériques … en quelques clics

· Mise au point, Proposition, Référence
Auteurs

Premièrement il importe de comprendre que la notion de document a changé depuis que nous sommes entrés dans l’ère du numérique. Or, l’édition numérique a toujours rapport à des documents, bien qu’elle ne soit pas limitée à la production de tels ‘objets’, puisqu’elle se mue elle-même en un phénomène plus large, qu’on appelle éditorialisation.

Nous devons toujours définir les documents électroniques (numérique et électronique sont des adjectifs équivalents en ce qui nous concerne) comme contenus informationnels qui requièrent une machine informatique pour être décodés et qui doivent être maintenus sur un support physique pour exister.
<référence aux travaux de Yves Marcoux, professeur à l’EBSI : Consultez le CRGGID>

Cela signifie qu’il n’y a pas d’éditorialisation sans rapport à la matière et que celle-ci n’est pas le seul intermédiaire nécessaire. Il y faut aussi une médiation technique.

Mais nous ne parlons pas ici des caractéristiques de l’éditorialisation.

Nous voulons plutôt mettre à jour les caractéristiques des supports électroniques qui expliquent que l’édition telle que nous la connaissions est en train de subir cette mutation vers la nouvelle réalité du travail de mise en évidence de contenus pertinents qui est la notion de base commune aux deux types d’activités, à savoir la généralisation du rôle de l’éditorialisation pour la constitution des contenus eux-mêmes.

Déjà, on connaissait le rôle prépondérant du lecteur dans la constitution du sens. Mais ce qui se trame de nouveau est que le lecteur est un créateur de contenus avant même d’avoir lu quoi que ce soit.

Cela s’explique par la nature des supports numériques.

Ceux-ci sont inscrits dans une logique de la programmation informatique qui met en valeur les actions réalisées automatiquement par la machine pour nous faciliter la vie.

Pour la recherche d’information, vues les quantités ‘industrielles’ d’information produites de toutes part et rendues disponible par un ensemble de dispositifs et d’instances d’éditorilaisation, justement, sur le web, on a recours au moissonnage. Or c’est une opération qui est réalisée par des robots, dont les actions sont contrôlées par des algorithmes qui gèrent des bases de données en fonction de requêtes entrées par les utilisateurs dans les champs appropriées des moteurs de recherche en question et qui en extraient des informations sous forme de référence à des sites web semblant correspondre à ce qui est recherché, mais sans que le jugement au sens humain n’intervienne le moins du monde. Au contraire, ce sont les efforts pour mettre le jugement en veilleuse qui confère son efficacité à ce mécanisme qui ne répond qu’à des stimuli mathématiques.

On fera ainsi un effort pour configurer son navigateur son site web ou son moteur de recherche lui-même pour qu’il tienne plutôt compte de tels paramètres que des autres.

Mais on ne pourra pas lui-demander de « se laisser aller » ou d’être « plus intuitif ». On ne pourra pas non plus lui demander d’être rationnel, bien que cela semble être l’objectif des concepteurs de ces instruments que de reproduire le plus fidèlement possibles les propriétés de cette faculté proprement humaine, en ce sens qu’elle touche à l’universel tout en étant ancrée dans une expérience vivante partagée par des individus ayant un langage commun.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :